Se réapproprier les racines précoloniales par l’art capillaire.
L’artiste ivoirienne Laetitia Ky utilise ses propres cheveux comme un médium de sculpture et de dialogue social. S’inspirant de photographies historiques, elle étudie le riche héritage des coiffures africaines anciennes. Dans les sociétés précoloniales, les tresses complexes n’étaient pas purement esthétiques. Elles servaient d’outils de communication indispensables pour signaler un statut matrimonial ou une identité tribale. L’artiste réactive cette tradition pour contester les modèles esthétiques occidentaux.


Une arme politique et féministe contre l’oppression esthétique
Ky transforme sa chevelure afro en une matière brute pour des expressions politiques en constante mutation. Son travail s’oppose directement aux critères de beauté occidentaux qui ont longtemps jugé le cheveu crépu non professionnel. Cette résistance esthétique fait écho aux affirmations identitaires des Black Panthers. À travers ses formes, elle aborde des luttes contemporaines comme l’anticolonialisme et les droits des femmes. Son corps devient le centre d’une performance engagée.



Évoquer des totems symboliques pour incarner la liberté
Sa recherche artistique donne naissance à un bestiaire féministe chargé d’une forte puissance visuelle. Sa création intitulée Scorpion Head illustre parfaitement cette tension et cette présence multiple. Cette œuvre trace des parallèles avec d’autres artistes engagées à travers le monde. Ky fusionne habilement la sculpture, la peinture et la performance. Ses œuvres capillaires énigmatiques lancent un cri intellectuel puissant pour la liberté d’expression.














Instagram de l’artiste ici : @laetitiaky
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