Après avoir exploré les saveurs locales à travers le monde, McDonald’s Nouvelle-Zélande s’attaque désormais à un monument culturel national : le mullet. Avec l’opération « McMullet », imaginée par l’agence McCann New Zealand, la marque ne propose pas seulement un nouveau produit, elle valide une attitude. En détournant son cheeseburger pour qu’il arbore une « nuque longue » faite de fromage fondu, l’enseigne prouve qu’elle maîtrise l’art du décalage.


Du « social hack » à la campagne officielle
Le projet est né d’un véritable piratage social. Tout a commencé sur les réseaux, où des fans ont partagé une astuce simple : placer une tranche de fromage supplémentaire à l’arrière du burger pour imiter la célèbre coiffure des années 80. Plutôt que de rester spectatrice face à ce mème viral, la marque a choisi de sauter sur l’occasion pour transformer ce clin d’œil culinaire en une campagne d’envergure nationale.

Penrose : Le sanctuaire des « mulleteers »
Le point d’orgue de l’opération s’est déroulé le samedi 18 avril 2026 au restaurant de Penrose. Le principe était radical : un mullet sur la tête égalait un McMullet gratuit sur le plateau. Pour les indécis, des barbiers installés sur place réalisaient la coupe en direct. Cette activation physique, orchestrée avec FleishmanHillard Aotearoa, a transformé un buzz numérique en une expérience de marque mémorable et fédératrice.


L’agilité marketing au service de la Gen Z
En s’appropriant une coiffure devenue symbole de personnalité chez les jeunes, McDonald’s renforce sa proximité avec ses consommateurs. Comme l’explique Luke Rive, directeur marketing local, l’idée était de voir comment une communauté pouvait se mobiliser autour d’un concept absurde mais authentique. Le mullet n’est plus une simple coupe de cheveux ; c’est devenu une identité visuelle détournée avec habileté.


L’opération s’est terminée par l’élection du « Best Mullet », récompensant le vainqueur par un an de burgers. Au-delà de l’humour, cette campagne démontre que McDonald’s sait manier l’autodérision pour créer un lien réel. En transformant un produit basique en hommage à une tendance de rue, l’enseigne rappelle qu’elle sait parler le langage de ses clients, mèche après mèche.






