Une collaboration entre l’art et la science pour cultiver des micro-organismes
L’artiste Dasha Plesen, surnommée la « Reine de la moisissure », explore les frontières fascinantes entre la création artistique et la microbiologie scientifique. Fascinée par la médecine depuis son enfance, elle utilise des boîtes de Petri comme de véritables toiles pour cultiver des micro-organismes vivants. Elle introduit des spores et des bactéries qu’elle associe à des éléments sucrés, des vermicelles colorés et du duvet. Cette matière première organique et dynamique se transforme progressivement pour donner naissance à des motifs uniques et évolutifs.


Des pigments colorés pour influencer les processus métaboliques des bactéries
La plasticienne n’est pas une simple observatrice et intervient activement dans le développement de ses tableaux microbiens vivants. Elle ajoute des pigments spécifiques qui interagissent chimiquement avec les processus métaboliques de chaque espèce de champignon ou de bactérie. Cette technique novatrice permet de modifier et d’influencer directement la palette chromatique au cours de la croissance des organismes. Le résultat visuel offre des nuances vibrantes et des combinaisons de teintes totalement inattendues au fil des jours.



Une esthétique de l’éphémère qui redéfinit notre perception du vivant
Chaque œuvre se présente comme une œuvre d’art éphémère en constante métamorphose, échappant au contrôle absolu de sa créatrice. Dasha Plesen se contente de fixer méticuleusement les conditions initiales du milieu avant de laisser la nature déterminer seule l’image finale. Cette démarche poétique bouscule nos repères traditionnels et invite le public à reconsidérer la beauté cachée de l’infiniment petit. Ses créations organiques prouvent ainsi que les bactéries peuvent devenir de formidables partenaires de création graphique.














